Il y a six ans, Nomada Studio se faisait un nom avec Gris, un plateformer atypique, qui sortait des sentiers battus et dont les intentions sincères ont permis de constater que même chez les indé, on est capable encore et toujours de se distinguer. Neva reprend cette même idéologie en poussant l'envie encore plus loin. En embrassant complètement cette osmose avec la nature, en s'inspirant sans se cacher des oeuvres de Hayao Miyazaki et des productions du studio Ghibli, les développeurs espagnols de Nomada nous transportent dans un univers absolument envoûtant où chaque moment, chaque écran donne le sentiment de contempler le tableau d'un artiste accompli, celui de Conrad Roset. Avec la crise du COVID, la naissance de son enfant, son rapport a changé et cette évolution dans sa personnalité se ressent aussi dans Neva, un jeu où le besoin de s'entraider, de prendre soin l'un et l'autre se fait ressentir dans ce monde qui se meurt. Rien n'est perdu malgré les apparences, un message optimiste qui va guider le joueur dans une expérience comme nul autre ne nous avait proposé. La plateforme est toujours d'actualité, les énigmes toujours aussi plaisantes, mais on a gagné en férocité et adversité, grâce à ce katana mis dans la main d'Alba, notre héroïne, capable de bien des choses et des mouvements. Ses animations faites à la main subliment, son combat également, tandis que Neva, ce louveteau qui grandit à vue de nez, est un personnage qu'on a, nous aussi, envie de cajoler. Sublime.
Leer artículo completo








